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Le Tantra, avant tout, un art de vivre et non un agglomérat, comme trop souvent présenté, de techniques respiratoires, sexuelles et de yoga.
Aimer au présent, dans la simplicité du coeur pour apprendre à créer de la beauté et enfin goûter l'essentiel de sa vie. Réconcilier le sexe, le coeur et la spiritualité par le retour à la verticalité de l'énergie.
Développer un art de la transformation par l'éveil des sens, la relaxation, le lâcher-prise et assumer son potentiel orgasmique loin de toute performance.
Se réconcilier avec le corps, dans le présent, pour réparer les blessures du passé. Ce corps est le Temple et le sexe en est la Porte Sacrée ! |
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Une nouvelle saison, un nouveau souffle 2010 ! Le Cercle, un concept qui évolue ... allez consulter la rubrique !
Les ateliers de fin de semaine débuteront le samedi matin, au lieu du vendredi soir. Une animation plus puissante et une ligne droite continue pour un changement intérieur accru. Aussi, une économie sur les frais logistiques et d'hébergement ! Le troisième âge de la femme ... Ou l'âge de la "folle" sagesse et de la liberté d'être. A l'aube de mes cinquante ans, je venais de m'éveiller avec la mémoire d'un rêve. Il est le point de départ inconscient de mon voyage vers l'inconnu. Je pressentais le passage, je veux dire mes cinquante ans, comme une mort, un point tournant dans ma vie. Dans la tradition hindou, le temps de rêve est un temps de repos où l'être humain baigne dans l'océan de la conscience, retourne s'abreuver à la source...un espace de méditation "obligatoire" en quelque sorte, pour pallier à notre nature "écervelée". A travers ce rêve, mon âme de gypsie réclame son droit à la liberté et la femme "sage", je veux dire "raisonnable" est confrontée à la vagabonde. La sauvage attendait depuis un demi-siècle,au détour d'une nuit, pour me souffler à l'oreille un vent de liberté: il a bouleversé ma vie!
La gueuse, à travers l'imaginaire, elle remettait en question, mon confort, ma carrière, le petit paradis sécurisant dans lequel j'évoluais avec bonheur,ce que je connaissais de moi ! Elle m'éloignait aussi de mon bel amour,elle était affamée de solitude,d'espace... Ce matin là je sortais de ma chambre un peu hébétée : la montagne entrait dans le salon par les grandes fenêtres, et le soleil inondait de lumière la mémoire vive du rêve. Je m'affalais dans un fauteuil. Je regardais par la fenêtre, la galerie, le jardin et de l'autre côté de la clôture, les arbres de la forêt. Cette vue m'avait fait choisir la maison,et voilà que je me sentais prisonnière de cette maison à cause d'un rêve : dans ma tête j'entendais le hurlement des loups qui m'appelaient et m'invitaient à les suivre, cette nuit, de l'autre côté de la clôture, de la galerie, je les voyais s'éloigner dans la forêt. La lumière était bouleversante, comme la clarté qui se faisait dans mon coeur. Il pleurait la beauté du sauvage,la liberté que les loups me montraient. Je levais les yeux vers ce soleil,cette force qui naissait en moi aussi. Elle prenait la forme d'un aigle qui fondait sur moi et venait s'abattre sur mon épaule pour me signifier que le temps était venu d'aller chercher la "Vision",de partir pour l'inconnu. Mon coeur, à travers l'aigle, venait de recevoir le courage d'obéir à la soif de mon âme. Il ne me restait plus qu'à faire confiance et préparer ce voyage. Le temps est venu de partir,de quitter le jardin et de l'ouvrir sur le monde. Je suis partie pour me rencontrer, j'avais besoin de perdre mes points de repères habituels,de ne plus rien savoir.
Qui suis-je ? Si je ne suis pas ce que je fais, ce que je crée, ce que je pense.
Qui suis-je ? Si je ne suis pas " mon monde ".
Je suis partie avec une question, et j'ai donné toute la place à mon rêve. Depuis sept mois, le voyage m'a fait découvrir le Nord de l'Inde, une partie des Himalayas, le Népal. Je voyage à mon goût, seule, sans plan précis... Cette liberté m'enchante, j'ai compris très vite que ce n'est plus moi qui décide où je vais, mais la vie qui m'emmène où je dois être ! Quel plaisir et quel repos de ne pas choisir : les difficultés se transforment en défis, amusants à relever et je découvre ma force et la capacité que j'ai à me sortir des situations les plus invraisemblables. Cet inconnu quotidien attise ma passion et dans la joie de découvrir je vois grandir jour après jour, ma capacité d'émerveillement. C'est elle qui prend le dessus sur les préjugés, les jugements : une vision plus large qui a sa source dans le coeur, émerge. Cette nouvelle façon de voir libère une joie immense, le présent est apprécié, goûté, vécu avec tendresse.
La vie est précieuse comme une grâce accordée à chaque jour. Elle s'exprime dans toutes les dimensions, imprévisible, sauvage, étonnante. Avec délice je m'abandonne au mystère et la misère de la victime, les récriminations de l'inassouvie, la colère de la frustrée, les doléances de la harpie font place à un sentiment de gratitude, une implosion de joie qui rejaillit en rires, en amour. C'est le point de départ d'une nouvelle saison dans ma vie et quelle saison !
Ma logique y perd au profit de mon instinct, et la peur de vivre, d'aimer, se transforme en excitation, la confiance renaît, une confiance innée : je peux m'abandonner au plaisir de vivre et vivre aussi la mort ! Mon pèlerinage commence ici, les pieds nus dans l'eau, face au soleil couchant, seule. D'instinct je me penche et ramasse l'eau au creux de mes paumes et la verse tout doucement sur mon visage. Chaque goutte est une fête pour mes sens, avec les larmes la joie coule. La joie d'être là, d'avoir eu le courage de faire ce voyage ... et je danse pour toutes ces femmes qui m'ont précédées dans leur courage et je danse pour toutes celles qui hésitent !
...Victoire. |
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